Interview with danish magazine EUROMAN

Entretien avec le magazine danois EUROMAN

Publié par l’équipe de design de Democratique Socks le 30 janvier 2021.

Nous avons fait une interview questions-réponses avec le magazine de mode danois EUROMAN en 2012. Nous avons toujours les mêmes idées et opinions, mais nous sommes passés à une production durable et au coton biologique. Si cela vous intéresse, prenez quelques minutes pour la lire — ou consultez-la en danois sur le site d’EUROMAN (ou ci-dessous).

« Democratique Socks fait beaucoup parler dans les rues ces derniers temps. Nous avons rencontré Jacob Christiansen, autoproclamé Sock Democrat et l’un des propriétaires, pour discuter de la participation des utilisateurs, de la journée parfaite et de l’origine de l’inspiration des chaussettes souvent colorées.

EM : Quelle est votre histoire, pourquoi les chaussettes ?

DS : Nous avons commencé par distribuer différentes marques dans l’industrie du skate et du surf. C’est un environnement incroyablement créatif et, comme beaucoup d’autres, nous avons eu envie de créer nos propres produits. La satisfaction de ne pas dépendre de la qualité, bonne ou mauvaise, des collections des marques américaines nous a poussés à lancer deux autres marques en 2002 et 2009 — qui existent toujours en Europe et au Japon. En août 2011, nous avons décidé d’abandonner la distribution et de nous concentrer à 100 % sur nos propres marques. Ensuite, nous avons pris deux mois de congé, réfléchi à l’avenir, puis les chaussettes sont ressorties du tiroir à idées après quelques années.

Après avoir voyagé en Europe et effectué de nombreuses visites de magasins à Copenhague, nous avons constaté qu’il y avait un énorme manque sur le marché : des chaussettes de haute qualité à des prix raisonnables. Nous avons retrouvé nos bons amis Jesper Isholm, Thomas Carlson et Jacob Unna, qui nous ont aidés à développer la stratégie, l’identité visuelle, le site web, le design, etc. Au bureau, nous avons collectivement plus de 120 ans d’expérience du port de chaussettes, alors nous savons que cela fonctionne et que c’est probablement là pour durer.

EM : Où et comment la démocratie et le design social entrent-ils en jeu ?

DS : Nous voulions faire participer nos clients à Democratique Socks, et cela devait se faire au quotidien. Ils devaient donc également être impliqués dans le processus de design. Nous concevons nous-mêmes la majeure partie de la collection, mais nous avons laissé une porte ouverte aux superdesigns potentiels de nos clients. Nous en avons tenu compte lors de la programmation de notre site web, en y intégrant une fonction de vote permettant aux clients de soumettre leurs propres designs. (PLUS ACTIF, janvier 2021)

Nous sommes déjà bien lancés, et il y a de tout : de nos propres designs — qui ne participent toutefois pas au vote final — à Peter, qui adore son chien Oda, en passant par une chaussette-bière, des avions en papier et bien d’autres choses. Vous pouvez voter pour le design que vous préférez, et celui qui obtient le plus de votes est produit en chaussettes. Difficile d’être plus démocratique et, comme dans le monde réel, vous n’avez qu’une seule voix lors d’une élection. En bref, c’est là que le démocratique entre en jeu, et c’est ce que nous appelons le design social. De plus, notre site web est entièrement intégré aux réseaux sociaux et construit autour d’eux, ce qui a donné au design social une signification plus large.

EM : À quoi ressemble la journée parfaite quand on porte des Democratique Socks ?

DS : Pour moi personnellement, la journée est absolument parfaite lorsque je me lève tôt avec ma femme Maria et mes jumeaux Anna et Alfred, et que nous passons un bon moment jusqu’à ce que je parte pour notre showroom à 7 heures. Que je porte une paire de Democratique Socks noires ou un échantillon camouflage de notre collection d’été, prévue pour juin 2012, cela ne change pas grand-chose. Après tout, ce ne sont « que » des chaussettes — mais elles sont coordonnées avec les vêtements, l’humeur et la météo.

Le plus important, c’est que la qualité dure et qu’elles soient parfaites à porter, que ce soit avec des baskets ou des Desert Boots de Clark’s. La journée commence ensuite par des e-mails qui, à cette période, concernent principalement les demandes de magasins et d’agents étrangers. Nous ne gérons pas nous-mêmes les stocks, puisque cette activité est externalisée, mais nous apprécions toujours les commandes reçues entre notre départ du bureau et notre arrivée le lendemain matin. Nous passons ensuite le reste de la matinée à développer de nouvelles collections, des collaborations et des idées — nous venons par exemple de créer une chaussette avec les garçons de Sneaker Banquet. Si c’est une très bonne journée, l’un de nos amis passe déjeuner dans un restaurant danois traditionnel, notre Café Halvvejen habituel — mais pas trop longtemps, car il y a des choses importantes à faire l’après-midi.

Ensuite, retour à la maison à 16 h 30, puis détente autour d’un barbecue et d’une bière fraîche. C’est ma vision personnelle, mais je suis sûr que nous avons beaucoup de clients, par exemple dans la tranche d’âge des 20-27 ans, qui n’ont pas d’enfants. Pour nous, ce client est une personne créative, unisexe, éventuellement étudiante, vivant dans une grande ville ou ses environs et s’intéressant à la mode et à la musique. Par conséquent, une journée parfaite — quand on aime Democratique Socks — est probablement une immense fête entre amis à Distortion, avec beaucoup de musique et des boissons achetées au kiosque.

EM : Où trouvez-vous votre inspiration ?

DS : C’est assez simple : partout ! Nous passons beaucoup de temps à nous promener dans Copenhague et à absorber les influences, mais nous écoutons aussi beaucoup les revendeurs et les clients. Londres est également un endroit parfait pour chercher l’inspiration. Que ce soit Highstreet ou Shoreditch, cela n’a pas d’importance. Cela peut aussi être les couleurs du toit d’une maison à Istanbul, une chaise Y de Hans J. Wegner, la composition des couleurs sur une étiquette de Fanta ou des idées de mon bon ami Martin Gaden de l’agence GURU. Le plus important est de créer le meilleur équilibre entre qualité et prix ; les matériaux avec lesquels nous travaillons contribuent donc eux aussi à nous inspirer.

Nous créons quatre collections par an, avec un délai de production très court, afin de pouvoir réagir constamment aux nouvelles idées. Nous venons d’achever notre collection automne-hiver, qui sortira vers le 1er septembre 2012. Si nous nous étions contentés de regarder les produits présentés dans les magasins danois l’hiver dernier — et de les copier — il aurait été évident de fabriquer des chaussettes en laine rustiques (N.D.L.R. : des chaussettes en laine idéales pour marcher et rester au chaud). Nous nous en sommes toutefois abstenus, car nous voulons une collection plus nuancée. Nous continuons bien sûr avec notre collection Originals, mais une large gamme de chaussettes élégantes à des prix raisonnables viendra s’y ajouter. Le mieux, c’est que nous les faisons produire dans l’une des meilleures usines au monde, active depuis plus de 50 ans, ce qui nous permet de profiter de son savoir-faire. Ce savoir-faire est également une immense source d’inspiration.

EM : Comment définissez-vous la mode masculine en 2012 ?

DS : Ouh là, il y a certainement des personnes très intelligentes dans le secteur qui pourraient donner une meilleure réponse. Si nous parlons uniquement de Democratique Socks, nous ne réfléchissons pas à la mode masculine de manière catégorique — mais simplement à la création de produits bien fabriqués, qui durent plus de 30 jours ou trois passages en machine à laver. Selon ce qui arrive en premier. Je pense également que cela peut s’appliquer à la mode en général : les clients ne veulent pas être pris pour des idiots. Ils veulent une vraie qualité, de préférence à des prix raisonnables. Je ne pense toutefois pas que les hommes aient du mal à payer un peu plus pour la qualité.

Si nous regardons ce qui se présente sur les podiums et que nous jetons simplement un œil par notre fenêtre de Krystalgade, nous constatons beaucoup de mélanges. Nous avons toutefois la chance de ne pas dépendre de la longueur d’un revers de chemise — on ne peut pas vraiment réinventer les chaussettes, si ce n’est par la qualité, le concept, les matériaux, les couleurs et l’apparence visuelle.

Si nous regardons les choses avec des lunettes un peu différentes et réfléchissons à partir de nos propres goûts, il existe certains produits classiques que l’on devrait avoir dans sa garde-robe — et nous les retrouvons également dans la mode masculine. Beaucoup s’habillent généralement de façon plus élégante au travail, mais de manière plus décontractée lorsqu’ils retrouvent leur compagne ou leurs amis juste après. Ici, seuls le choix des chaussures et, peut-être, un bouton de chemise supplémentaire ouvert déterminent si l’on est décontracté ou habillé. Les vêtements peuvent très bien rester les mêmes du matin au soir. Voilà une réponse courte et très transparente ! »

Nous remercions vivement Jacob Christiansen et lui souhaitons bon vent pour la suite ! »

Voir la collection complète ICI.

Questions-réponses en danois ci-dessous — article complet d’EUROMAN :

« Democratique Socks har på det seneste lavet meget larm i gaden. Vi fangede Jacob Christiansen, selvudnævnt Sock Democrat og en af ejerne, til en snak om bruger-inddragelse, den perfekte dag, og hvor inspirationen til de ofte farvestrålende sokker kommer fra.


EM: Hvad er din/Jeres historie, hvorfor sokker?
DS: Vi er kommet igang via distributon af forskellige brands til skate/surf bran-chen. Det er et utroligt kreativt miljø, og ligesom mange andre har vi fået lyst til at skabe selv. Glæden ved ikke at være afhængig af, om kollektionen fra USA er god eller dårlig, fik os til at starte to andre brands i 2002 og 2009 – som stadig er i gang rundt om i Europa og Japan. I august 2011 besluttede vi os for at droppe distributionsdelen og satse 100 % på egne brands. Herefter tog vi to måneder fri, brainstormede på fremtiden, og så kom sokkerne op af idé-skuffen igen efter et par år.

Efter rejser rundt i Europa og mange storechecks i København kunne vi se, at der var et kæmpe hul i markedet, for sokker af høj kvalitet til rimelige priser. Det hul satte vi os for at lukke. Vi hev fat i vores gode venner Jesper Isholm, Thomas Carlson og Jacob Unna, og de har været med til, at udvikle strategi, corporate identity, website, design mv. Samlet på kontoret har vi mere end 120 års erfaring med at gå med sokker, så vi ved det virker og er nok kommet for at blive.

EM: Hvor og hvordan kommer demokratiet og det sociale design ind i billedet?
DS: Vi ville inddrage vores kunder i Democratique Socks, og det skulle være på ’daglig’ basis. Derfor skulle de også inddrages i designprocessen. Vi laver selv størstedelen af kollektionen, men vi har ladet en lille dør stå åben, til potentielle superdesigns fra vores kunder. Det tog vi højde for, da vi programmerede vores website, så der blev indbygget en afstemningsfunktion, hvor kunderne kunne ind-sende deres egne designs.

Vi er allerede godt i gang, og der er alt fra vores egne designs – som dog ikke indgår i den endelige afstemning – til Peter der elsker sin hund Oda, en øl-sok, papirsflyvere og meget andet. Her stemmer man så på det design, som man synes bedst om, og den, der får flest stemmer, får sin sok i produktion. Det kan næsten ikke være mere demokratisk, og ligesom i den virkelige verden, så har man kun én stemme ved et valg. Det er kort sagt der, hvor det demokratiske kommer ind i billedet, og det er det vi kalder social design.

Yderligere er vores website fuldt integreret og bygget over sociale medier, så vores social design fik en bredere betydning. Se hvem der fører lige nu på Democratique Socks Vote ».

Læs mere og se flere sokker på de næste sider.

EM: Hvordan ser den perfekte dag ud, når man går i demokratiske sokker?

DS: For mig personligt så er dagen helt perfekt, når jeg står tidligt op med min kone Maria og mine tvillinger Anna og Alfred og hygger mig, indtil turen går mod vores showroom ved 7-tiden. Om det er et par sorte Democratique Socks jeg har på eller en vareprøve i camouflage, som kommer i vores sommer kollektion i juni, gør ikke den store forskel.

Det er trods alt “kun” sokker – men der bliver dog farvekoordineret med beklæd-ningen, humøret og vejret. Det vigtigste er, at kvaliteten holder, og de er perfekte at have på, lige meget om det er i sneakers eller Clarks sko. Så starter dagen med e-mails, der i denne tid primært omhandler forespørgsler fra udenlandske butikker og agenter. Vi har ikke selv lager, da det håndteres ude af huset, men vi nyder trods alt stadig de ordrer, der er kommet, fra vi gik fra kontoret til vi kommer næste morgen. Så arbejder vi resten af formiddagen med udvikling af nye kollektioner, samarbejder og ideer – vi har f.eks. lige lavet en sok sammen med drengene fra Sneaker Banquet.

Hvis det er en rigtig god dag, så kommer én af vennerne forbi til traditionel dansk frokost på vores stamsted Café Halvvejen – dog ikke længere end, at der er vigtige ting, der skal laves om eftermiddagen. Så er det hjemover ved 16:30 tiden og så hygge med grill og en kold øl. Det er set gennem mit øje, men jeg er sikker på, at vi har en masse kunder, f.eks. i aldersgruppen 20-27 år, der ikke har børn. Som vi ser den kunde, så er det en kreativ unisex, evt. studerende, både storby og omegn, mode- og musikinteresseret. Derfor er en perfekt dag – når man går i Democratique Socks - formentlig en kæmpe fest med vennerne til Distortion, med masser af musik og drikkevarer fra kiosken. Det er i hvert fald hvad jeg ville gøre – og jeg skal selv forbi, når Distortion er i København K. Jeg har i hvert fald en aftale med Kim fra Flavour i Skindergade på onsdag.

EM: Hvor får du din inspiration fra?
DS: Det er ganske simpelt - over det hele! Vi bruger meget tid på, at gå rundt i København og suge impulser til os, men vi hører også meget på forhandlere og kunder. Derudover er London et perfekt sted at søge inspiration. Om det er Highstreet eller i Shoreditch er ligegyldigt. Det kan også være farverne på et hus-tag i Istanbul, en Hans J. Wegner Y-stol, sammensætningen af farverne på en Fanta etiket eller ideer fra vores salgsteam fra GURU Agency. Det vigtigste er, at vi laver højeste kvalitets/pris mix, så derfor er materialerne, vi arbejder med, også med til at inspirere.

Vi arbejder med fire kollektioner om året, hvor vi har meget kort produktionstid, så vi kan reagere konsekvent på nye ideer. Vi har lige færdiggjort vores Fall/Winter kollektion, der lander ca. 1. september 2012. Havde vi kun set på produktbilledet i butikkerne i Danmark sidste vinter – og produceret ud fra det – så havde det været nærliggende, at vi lavede rag socks (red. uldsokker, som er fortrinlige til at vandre og holde varmen i). Det har vi dog holdt os fra, da vi gerne vil have en mere nuanceret kollektion.
Vi fortsætter selvfølgelig med vores Originals kollektion, men der kommer en bred vifte af lækre sokker til fornuftige priser. Det bedste er, at vi får produceret på én af verdens bedste fabrikker, der har eksisteret i over 50 år, så vi kan drage nytte af deres knowhow. Deres knowhow er også en kæmpe inspirationskilde.

Læs mere på næste side.EM: Hvad definerer du herremode anno 2012?
DS: Uha, der er helt sikkert nogle meget kloge folk i branchen, der kan give et bedre svar på. Hvis vi taler Democratique Socks isoleret, så tænker vi ikke enty-digt på herremoden – men blot på, at lave godt håndværk, der holder længere end 30 dage eller 3 gange i vaskemaskinen. Hvad der så end kommer først. Det tror jeg også, man kan videreføre til moden generelt, at kunderne ikke tager noget pis. De vil have ordentlig kvalitet og helst til rimelige priser.

Jeg tror dog ikke, mænd har noget problem med at betale lidt ekstra for kvalitet. Hvis vi ser på andet end hvad der kommer på podierne, og bare kigger ud af vores vindue i Krystalgade, så bliver der blandet rigtig meget. Vi er dog så heldige, at vi ikke er afhængige af, om en flip på en skjorte har den ene eller den anden længde – sokker kan der ikke rigtig opfindes på - kun i koncept, materialer, farver og visuel fremtoning. Hvis vi ser på det med lidt andre briller og tænker ud fra vores egen smag, så er der nogle klassiske produkter, man skal have i sin garderobe – og dem ser vi også i herremoden. Mange vil typisk være mere dress-up på arbejdet, men mere løs når man mødes med kæresten eller vennerne lige efter arbejde. Her er det kun valg af sko og måske en enkelt ekstra åbnet knap i skjorten, der afgør, om man er casual eller dressup. Tøjet kan meget vel være det samme fra morgen til aften. Det var det korte og meget transparente svar!

Vi siger mange tak til Jacob Christiansen og ønsker god vind fremover!"